littérature
31 octobre 2017

Migration des grues

Migration des grues au Parc Naturel Régional de la Foret d'Orient (lac du Der, c'était la fête de la grue). Elles ne passent pas sur la ville de Troyes. Pas eu le plaisir de les apercevoir.

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04 août 2016

George SAND Secret d'histoire

Réponse à George, je n'arrive plus à me connecter sur le site : les Livres de George

Gargilesse

Contente d’avoir vue Majorque, cette ile où je n’irai certainement jamais. La chartreuse m’a parue conforme à l’idée que je m’en étais faite des descriptions de George SAND.
Pour le reste, je suis énormément déçue, je n’ai pas retrouvé la George de notre Challenge de 2011. Son œuvre est gigantesque. Moi, je n’ai jamais pu apprécier la mare au diable, livre commencé dans mon enfance, ré ouvert puis refermé pour le challenge, pourquoi n’ai-je jamais accroché à celui là ? J’en ai lu une vingtaine, et depuis, souvent j’écoute les livres audio en repassant :( et comble de boheur cette année sur le chemin j’avais repris le Meunier d’Angibault, une véritable détente sur Mp3 quand on ne peut trainer un livre épais dans son sac à dos. J’ai pensé durant des kilomètres autour de Gargilesse à George avec cette abondance de papillons (le seul coin d’ailleurs où il y en ai encore autant sur le Camino).
Toujours cette image négative de la femme, et pourtant quel palmarès, quelle vie remplie.
Il nous reste à profiter de l’aubaine sur les réseaux pour faire valoir le patrimoine immatériel de cette sublime femme, Stéphane a lancé le sujet, la balle est dans notre camp:)

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07 janvier 2016

La scierie (recit anonyme)

Je ne regrette pas les conseils de Jean Luc RIO notre libaire des passeurs de Texte : rue Zola à Troyes.

Livre dévoré le jour de l'An. C'était l"idée du Morvan qui m'avait attiré dans ses propos, pensant à mes ancêtres flotteurs de bois à Clamecy. J'y ai plutot retrouvé l'odeur du bois, le bruit de l'atelier de ma jeunesse, et les histoires des aieux passant devant la scierie d'Anasthasie ...

Un livre à mettre dans la valise pour Valery, Jean Luc et Simone par exemple,

pour le reprendre en mars et  faire découvrir la vraie littérature française,

loin de Closer et Paris Match seuls magazines trouvés dans une "Knihovna" !

la_scierie_recit_anonyme

 

the back cover of this book

Le lendemain matin, je me lève à cinq heures trente, je pars à six heures quinze pour Huisseau. On est en septembre, le jour se lève à peine. Je vois des quantités de lapins dans le parc de Chambord. J'arrive à la scierie en avance. Tout est sombre sous le hangar. J'ai dans mes sacoches ma gamelle qui contient mon repas de midi. Le chauffeur bourre la chaudière et fait monter la pression ...

Epilogue

... J'ai commencé j'étais un gosse, j'en suis sorti j'étas un homme... évidemment quand j'entends certains parler de travail à tort et à travers, je me dis que ces gars-là, s'ils savaient ce qu'est le travail, ils n'en parleraient pas à la légère, et ne feraient pas cette profanation ...

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22 juin 2013

Marai Sandor : Divorce à Buda

Rendez-vous mensuel avec MARAI, l'auteur qui m'accompagne cette année. 1935, 35 ans, il n'a pas encore écrit son succès de 1942 : les Braises.

1935_Divorce à Buda

Kristof KOMIVES dernier d'une longue lignée de magistrat de Hongrie juge des affaires de divorce. Ici Marai nous raconte un divorce particulier, celui de son ancien camarade de classe. Quand la vie du juge fleurte avec celle du médecin, l'audiance aura t elle lieu à 10 heures.

Comme déjà dit, j'avais bien du mal à entrée dans l'oeuvre de Marai avec "les Révoltés" par exemple, celui ci à été lu entre chaleur toride dans l'hotel puis l'avion. J'ai beaucoup aimé les 246 pages.

... j'ai essayé de combattre toutes les théories, poursuit-il. Car elles se heurtaient à une resistance profondenément enracinée en moi. La vie est une synthèse, me dis-je. Il faut rester ensemble, il faut supporter notre existence, chasser l'angoisse. La volonté, çà existe. Certes. Elle peut beaucoup. La guérison, çà existe aussi. J'en sais quelques chose. On ne peut pas prévoir ce qui va guérir un Homme. Moi, je méprise le vertige, il y a quelque chose d'immoral. Il faut toujours veiller à maintenir la cohésion de l'ensemble, la cohésion de l'âme et du corps, il faut croire, regarder vers le haut, vers la raison. Là-haut, il fait clair, alors que les eaux profondes, elles, sont peuplées d'ombres, de reptiles répugnants, de monstres absurdes. Elevons-nous vers la lumière!  ... Certes bien d'autres choses peuvent remplir notre existence, mais alors la machine tourne dans le vide, elle n'a plus de grain à moudre. Moi, j'aurai pu le supporter pendant quelques temps encore. Mais Anna a décidé de fuir ce théâtre, cet appartement dans lequel nous vivions, et qui est devenu un décor, un accessoire, un objet étranger à nous-mêmes. Les mots qui, hier encore, signifiaient quelque chose, ne servent plus qu'à communiquer de simples faits ...

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22 mai 2013

Marai, L'héritage d'Esther

 

L’héritage d’Esther, 1939.

Voilà qui va me donner envie de poursuivre l’œuvre. Jusqu’à présent il m’a été difficile de lire avec assiduité Sandor Maraï (1900-1989). La montée des eaux à Troyes et le froid persistant m’ont permis de rester quelques heures sous la couette en ce long weekend end de Pentecôte.

Résumé :

Au terme de sa vie, Esther, qui vit avec sa gouvernante dans la maison que lui a laissé son père, raconte dans le long engrenage qui suivi la fuite de son beau-frère. Ascendance d’un être sur un autre, attente, mensonge, sentiments ... Pourquoi revient-il ce dimanche avec ses enfants après la disparition de sa sœur. 

Extrait du chapitre 1 :

Je ne sais ce que Dieu me réserve encore. Mais avant de mourir, je tiens à raconter l’histoire de cette journée où Lajos est venu chez moi pour la dernière fois et où il m’a brutalement dépouillée de tous mes biens. Voilà trois ans que je diffère ce récit. Mais aujourd’hui j’ai le sentiment qu’une voix impérieuse, contre laquelle je ne puis me défendre, me presse de retracer les faits de cette journée, de dire tout ce que je sais de Lajos, parce que tel est mon devoir et qu’il me reste bien peu de temps. Cette voix, on ne peut manquer de l’entendre. C’est pourquoi je lui obéis au nom de Dieu.

Je ne suis plus toute jeune, ma santé est médiocre, et je sens qu’il me faudra bientôt mourir. Ai-je encore peur de la mort ? Ce fameux dimanche, où Lajos est venu pour la dernière fois, m’a guérie de cette appréhension. Est-ce le temps impitoyable, est-ce le souvenir, tout aussi cruel, ou quelque grâce particulière, capable, si j’en crois ma religion, de toucher les âmes indignes et rebelles – à moins que ce ne soit, tout simplement, l’expérience ou la vieillesse ? – toujours est-il que j’envisage la mort désormais avec sérénité. La vie m’a d’abord – miraculeusement ! – comblée de tous ses bienfaits, puis elle m’a entièrement dépossédée, que puis-je encore espérer. Je dois mourir, car telle est la loi et parce que j’ai accomplis mon devoir…     

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22 février 2013

Marai, l'étrangère.

canalblog a bien des problèmes ce matin avec les images !

Je garde le cap, lire un Sandor MARAI par mois. En février, j'ai lu, l'étrangère, une oeuvre écrite en 1934, à ses débuts. Je l'ai beaucoup moins apprécié que le précédent.

Un homme arrive sur une île à la demande de ses proches, et s'enclenche un long flash back. Pourquoi un homme rangé, peut-il tout laissé pour une jeune femme. On le retrouve à la fin de la courte oeuvre a toujours erré et se chercher.

page79/208. " ... il avait cité St Paul - le devoir de l'homme de qualité est de maîtriser ses passions. Alors, dans un souci de concession, il ajouta : "il arrive même à des esprits éclairés comme les nôtres d'éprouver des doutes envers le mystère de la sainteté". Mais selon St Paul, "le mariage est un mystère. Réfléchissez à cela". Au même moment, cet homme au bord de la tombe lui avait tendu la main et l'avait regardé d'un air tellement triste et désemparé qu'Askenazi en avait éprouvé une profonde compassion. (...)

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31 janvier 2013

Marai, premier amour

"Madar s'est approché avec une lenteur que ..."

1928 Premier amour

J’ai choisi de lire cette année une bonne partie de l’œuvre de Sandor MARAI, né à Budapest en Hongrie, en 1900, exilé aux Etats-Unis à partir de 1948, où il met fin à ses jours en 1989. Depuis une bonne dizaine d’années ces œuvres commencent à nous être traduites du hongrois.

Cette année à l’IUTL nous nous penchons sur la littérature slave, j’espère qu’elle m’aidera à apprécier les lectures de MARAI. Comme une passerelle avec Tourgueniev l’an dernier où j’ai capitulé très tôt (mais je reprendrais), voici le même titre : Premier Amour. J’ai eu aussi des difficultés au départ, mais cette fois, j’en ai vu la fin. Une fin qui n’en est peut-être pas une.

Un professeur de latin en fin de carrière, triste et très solitaire doit enseigner à une Terminale cette année-là, il a rarement été confronté à ses adolescents. Il découvre aussi la mixité en classe qu’il n’a encore jamais gérée. Il raconte cette période par l’intermédiaire d’un journal tenu au quotidien. Il essaie de se comprendre, maladie, vieillesse, déprime, il est à « Z*, une très jolie ville en été ». Durant son premier séjour estival de son existence, à 54 ans il rencontre un homme Timar, distant et étrange. Avec beaucoup d’hésitations, il reprend une classe. Il découvre alors l’univers de la dénonciation par la surveillance quotidienne des professeurs, puis deux jeunes garçons Madar un boursier qui lui ressemble et Puliszka un autre leader. Mais sa plus délicate mission s’avère d’enseigner à des jeunes filles, qui sont presque des femmes. Le professeur-narrateur se métamorphose avec le printemps, c’est l’étincelle qui surgit et jusqu’où ?

J’ai beaucoup aimé connaitre la sociologie hongroise de ce début de siècle, la vie d’une gouvernante, les activités des cercles, la scolarité, la vie des étudiants hongrois, l’entraide scolaire, l’argent, la condition féminine, la dualité des vies masculines.

Je pense pouvoir poster tous les mois vers les 22.

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04 novembre 2012

PAL novembre

J'étais partie pour acheter en librio à 2€ GOGOL, le premier ouvrage à découvrir dans le cycle littérature russe de l'IUTL, pas trouvé dans cette édition. Mais dès que j'arrive dans une librairie je craque souvent. Sandor Maraï pour l'an prochain, c'est le 4 ème acquis. Et à lire cette semaine encore un COELHO, si on le veux à Paris, me  faire signe.

PAL 03 10

 

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02 novembre 2012

Sarah's Key

Habituellement le premier novembre je parcours un cimetière de France ou chez les miens ou ailleurs, comme l'an dernier les beaux monuments oubliés de celui de Troyes. Pas cette année. Mais cependant la mort était là, une très grosse partie de la journée.

Depuis cet été, je lis toutes les œuvres de Tatiana de Rosnay, il ne m'en restait qu'un à acheter et soudain Samedi dernier, je me suis enfin décidée, pas question d'attendre de trouver la version anglaise, pour lire en VO, je ne suis pas du tout du niveau pour cela dans la langue de Shakespeare. Il ne me reste que "Spirales" désormais à lire.

sarah's key

J'ai dévoré le livre comme tous les précédents, en larme comme presque tous les précédents ...

Elle s’appelait Sarah est aussi un film et une œuvre traduite en 37 langues. Pour dire vrai,  je ne voulais pas l’acheter car il parlerait de cette maudite guerre, et des rafles, je ne supporte pas lire cette période de notre histoire française. A l’école, à « ma vieille époque » elle n’était pas au programme ou si peu effleurée, c’était  probablement normal, les professeurs en avaient été les témoins, et dans les familles les repas dominicaux en nourrissaient encore les débats.

Mais je voulais mettre un terme à cette série littéraire. Oui, cette année, commencer et aller jusqu’au bout des choses. J’ai ressenti la même émotion avec cette lecture que celle vécue à Prague lors de la visite des musées-synagogues. L’une d’elle est entièrement revêtue de tous les noms de leurs déportés. C’est bien pire que de rentrer dans une église en France, dans ce flot incessant de touristes le silence y était si pesant. Elles sont magnifiques, impossible de prendre des photos, la prochaine fois peut être. 

Et je n’ai  pas du tout été déçue par ces deux histoires réunies un seul roman. (Les jeunes collégiens ou lycéens peuvent d’ailleurs ne lire que les chapitres alternants écrits en italique  de la première moitié du livre et éviter les plus de 400 pages).  La romance moderne servant de trame est aussi une très belle histoire d’amour, de culpabilité ...

DSCN3508

Quartier Josefov. Prague.

Visite guidée en Français avec l'Avant Garde Prague 30 euros. 

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10 septembre 2012

Clara Militch

clara militch

Lu dans le cadre du Challenge à 2€

J'avais choisi cette année de lire Ivan Tourgueniev (1818-1883), minimum un par mois et de faire un article tous les 10. Le résultat est bien maigre, avec un seul livre réellement terminé "le journal d'un homme de trop". Devant les Passeurs de Textes de la rue Zola, je suis tombée sur ce folio: "Après la mort ou Clara Militch".

L'oeuvre de Tourgueniev m'est déroutante, abordée la littérature russe par cet auteur est-elle une bonne idée? Cette fois, je l'ai lu d'une traite, (144 pages en un soir de spleen). Mais il me donne cependant l'envie de reprendre la lecture. Je ne suis pas adepte de la littérature fantastique, souvenirs ambigus de 5 ème avec "les contes du whisky de Jean Ray. Cette nouvelle fut écrite vers la fin de sa carrière (1883).

Résumé : Jacques rencontre deux fois une jeune comédienne. Sa prestation l'effrait et il s'enfouit. Elle lui donne rendez-vous, il y va tout de même. Elle disparait, les mois passent et le comportant du jeune homme change, serait-il tombé amoureux de cette inconnue? Un journal, un voyage, et la vie prend une autre dimension ...

On ne peut rester sur sa fin, besoin de temps, d'Analyse. La vie est complexe, les livres le sont aussi.

Extrait: "Seigneur! Que je suis bête!" s'exclama t elle soudain en éclatant d'un rire tranchant. "Que notre rencontre est bête ! Et vous donc, Fi !  Elle eut un geste méprisant de la main, comme pour l'écarter de son chemin et, passant devant lui, elle dévala rapidement le boulevard et disparut.

Edit du 20 septembre : j'ai reçu le programme des conférences de l'IUTL pour cette future année. J'y ai lu, que nous allions étudier la littérature slave avec M. Gobry. J'ai hate de commencer.

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