Mucha Museum

Pour moi, impossible de foulée le sol pragois sans y passer. Ce fut donc le premier musée et le seul de ma première journée à Prague. Facile à trouver, petite rue parallèle à Venceslas Square (même hauteur que BATA sur la gauche en sens montant). Très belle rue, belle boutique, bel accueil, il retrace toute la vie de ce spécialiste de l’Art Nouveau qu’est MUCHA.

J’avais une double mission, revenir avec deux posters, et c’est encombrant en avion !!! je les ai achetés la veille de mon retour, puis une autre de découvrir l'art moderne en République Tchèque pour l'IUTL.

Contrairement à beaucoup de musées tchèques, les photos étaient totalement interdites sur les deux sites même pas en payant un petit plus avec le billet d’entrée. Et donc voici la seule photo que j’ai pu prendre du Musée. Alors je me suis jetée sur les cartes postales et marques pages dont le prix équivaut en général à 1 €.  

L’art Nouveau fut une période artistique éphémère mais très médiatique (durait-on aujourd’hui) entre la fin du XIX et le début du XXème siècle (de 1890 à 1914), détrôner par l’Art Déco. Cet art s’approprie les courbes sur diverses matières. On le retrouve aussi dans le vitrail style Tiffany, mais aussi dans la décoration des appartements avec Gustave Serrurier-Bovy, exposé au musée d'Orsay. Il fut appelé par ses détracteurs « l’art nouille ». 

Alfons MUCHA, est né le 24 juillet 1860 à Ivancice près de Brno, en Moravie de Sud, qui est alors une province de l’Empire Austro Hongrois, dans un pays qui n’était pas encore la Tchécoslovaquie, et qui appartient désormais à la République Tchèque. C’est le deuxième enfant d’un huissier de justice, il quitte la petite ville pour y faire des études de chant, puis il fait du dessin, il travaille à des décors de théâtre. Il part pour Vienne puis revient vers un nouveau mécène le comte Karl Khuen-Belasi dont il décore les châteaux familiaux puis  l’envoie étudier à Munich. A 27 ans il arrive à Paris et s’illustre dans le domaine publicitaire poussé par l’exposition universelle. A 34 ans il est embauché par les éditions Colin. Il acquière rapidement et durablement la gloire avec les affiches de théâtre pour Sarah Bernhardt ou celle des maisons de champagne comme Moët et des biscuits Lefèvre.   Entre 1904 et 1909, il visite 5 fois les Etats Unis dans le but de trouver un mécène pour l’œuvre unique et moins connue des français et qui lui était probablement la plus chère à ses yeux. Le Jour de Noël 1909, il le trouve et revient dans sa Moravie qu’il ne quittera que très peu. Il meurt quelques jours après un interrogatoire de la Gestapo pragoise le 14 juillet 1939. Enterré dans une fosse commune, on ne peut que lire une plaque au cimetière de Prague.  Cette œuvre colossale était exposée temporairement, et je suis tombée dessus totalement par hasard en allant voir le plus grand musée des arts modernes tchèques. Durant toute cette année je vais essayer de la découvrir avec vous. (articles programmés tous les 14 de chaque mois, jour anniversaire de sa mort)