01 juin 2012

Les Toits de Troyes

Dernier rendez vous du trimestre encore les tuiles vernissées, aujourd'hui celles Rue du Temple. La plupart des articles du mois de Juin ont été programmés, et suivront l'exposition temporaire de cette année à l'Hotel-Dieu : "les Templiers, une histoire, notre trésor". (et à droite celles de l'hotel de Dinteville)

 

temple

Extrait du Tome III de Charles Fichot : 

Le n°1 et 3 : emplacement de l'ancienne commanderie du Temple, aliéné comme Bien national en 1792. Devant le 1 se trouvait en retour, un terrain vague entouré de lices, retraite anguleuse qui existe encore. C'est là que se rendait la justice et que le juge de la commanderie avait sa logette; là aussi se dressaient la potence, le pilori, et les ceps indiquant que le Commandeur avait droit de justice haute, moyenne et basse.  Les constructions occupant actuellement ces terrains appartiennent à M. CARRAUD, distillateur. Certains appartements, de style Louis XV, sont décorés de toiles peintes, représentant des vues de paysages et de palais. Ce qu'il y a de particulier dans ces tentures, par suite de curieux à signaler, c'est que toute cette décoration est composée de sujets gravés, découpés au ciseau et rapportés sur le fond de la toile. A coté de ce vaste établissement était jadis la chapelle de St Jean du Temple, construite par M. BRULARD de Sillery, commandeur de Troyes, entre 1634 et 1642, et démolie en 1792. Sur la cour étaient d'importantes constructions du 17 ème siècle, depuis peu completement transformées pour les besoins d'une nouvelle exploitation industrielle. (...)

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03 mai 2012

Les Toits du Grand Troyes

Suite aux articles du mois dernier sur les tuiles vernissées de St Nizier de Troyes et grâce encore à l'oeuvre de Charles FICHOT, j'ai découvert celle de PONT SAINTE MARIE. Banlieue plus connue pour ces magasins usines gigantesques que pour sa belle petite église. D'ailleurs le portail est aussi splendide que celui délecté au mois de mars à St André les Vergers (le portail des maraichers). Le vert bleu des tuiles est ici très curieux.

N'hésitez pas à emporter votre MacDO, vos pates-express ... et prendre direction Centre Ville de Troyes en sortant des Magasins Usines et de pique niquer près de l'église loin du touriste commercial. J'ai remarqué qu'il y avait aussi un petit restaurant en face. Eglise fermée qui regorge de merveilles, heures des offices 10H les dimanches, (ou avant un mariage du samedi)

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Extrait du Tome I page 28 et + de Charles FICHOT: La couverture des deux travées attenantes à cette porte est très curieuse, elle est ornée de tuiles vernissées de différentes couleurs, de manière à former des zigzags, véritable mosaïque d'un bel effet où l'on voit, le noir, le jaune, le vert pomme et le brun rouge.

Tout le mois de Mai sera donc consacré à Pont Ste Marie, mai le mois marial.

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01 mars 2012

121 rue Zola, ex "le César"

 césar

Le reconnaissez-vous : ex Café :"le César" rénovation en cours de la rue Zola - N° 121. Espérons que les fenêtres ne resteront pas ainsi. Réalignement à la hauteur des autres habitations, donc Toit intégralement remanié en deux pentes. Ossature totalement mise à nue depuis des mois, elle vient de prendre sa nouvelle couleur, un peu criard pour l'instant.

Voici ce que l'en disait Charles FICHOT, au milieu du 19ème siècle - Extrait intégral : Tome 3 P 67 .

A l’angle de la rue Notre Dame et la rue Trinité était une construction de peu d’intérêt. Son poteau cornier portait sur sa face principale, d’une épaisseur de 50 cm, cette inscription : JG – FVT – CN – MIS – 1580 –

Cette date nous confirme, une fois de plus, que les ravages de l’incendie de 1524 ne furent complètement réparés que vers les dernières années du XVIème siècle (ici soit 56 ans après le désastre)

Au 1er étage, était une cheminée monumentale en pierre d’une richesse de sculpture très remarquable. En 1875, de grandes réparations, que l’on fit dans cette maison et sur la façade, mirent à découvert le manteau de la cheminée, la sablière du rez-de-chaussée, les consoles et les supports, mais tout aussitôt, ces vestiges d’une ancienne architecture furent recouverts par des boiseries, ce qui ne nous a pas permis de les décrire et de les dessiner.

En 1521, trois ans avant l’incendie de Troyes, cette maison appartenait à Jacques DORIGNY, écuyer et seigneur de Fontenay, maire de Troyes de 1524 à 1535, propriétaire d’une grande partie des maisons et terrains de ce quartier. Nous ne savons rien des constructions qui occupèrent ces terrains entre 1524 et 1580, date à laquelle fut édifiée cette dite maison que nous avons aujourd’hui sous les yeux mais qui a été remaniée de fond en combles.

De 1619 à 1628, Claude LORSOIS, se rendit acquéreur de sa plus grande partie et en 1655, il céda ses droits à François HUEZ.

En 1733, elle appartient à Gabriel TAFFIGNON et était souvent désigné sous le nom de « Tour TAFFIGNON » désignation qui prouvait qu’elle avait sa tour seigneuriale, comme d’autres que nous allons rencontrer au cours de notre travail.

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01 février 2012

Les Toits de Valentin

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Premières restaurations des facades du Grand Troyes ont commencées par cette incontournable de la rue Zola. 1998, l'architecte fait appel à Jean Louis VALENTIN, architecte- maitre compagnon charpentier (compagnon passant connu sous le nom de Champagne la Persévérance), pour retirer la structure métallique et le vilain crépis du Monoprix. Deux des trois structures sont bien des facades du XVIème siècle. Le Travail commence.

Reconstruction des deux fermes d'avant corps, c'est aujourd'hui la plus vaste des façades restaurées : 18 mètres de hauteur.

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 quel usage au fil des siècles.

Au moyen Age, c'est le berceau des Halles des marchands drapiers d'Ypres, de Douai et de Provins. Rappel, Troyes est connue pour ces Foires, sa monnaie, et elle se situe sur un axe de commerce entre l'Italie et les Pays Bas et Angleterre.

En 1869 et en 1884 : la famille JOUANNE, la famille DROUOT y vendent des Nouveautés et la veuve Chapuy des articles Blanc et Deuils.

Lors de la dernière fête éclairante de 2011, on y découvre qu'en 1938 c'est un asile de nuit. Connu aussi sous le nom de " l' Hotel du pou qui saute". Les trimards pour 5 sous venaient y dormir à la corde, une nuit. Au matin, le taulier la décrochait, mettant les dormeurs à terre. Pour 10 sous l'on y dort sur de la paille et pour 20 Sous avec une fille.

A la sortie de ces 3 ensembles architecturaux, se tenait au Moyen Age, le marché aux cuirs et aux peaux.

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