04 août 2016

George SAND Secret d'histoire

Réponse à George, je n'arrive plus à me connecter sur le site : les Livres de George

Gargilesse

Contente d’avoir vue Majorque, cette ile où je n’irai certainement jamais. La chartreuse m’a parue conforme à l’idée que je m’en étais faite des descriptions de George SAND.
Pour le reste, je suis énormément déçue, je n’ai pas retrouvé la George de notre Challenge de 2011. Son œuvre est gigantesque. Moi, je n’ai jamais pu apprécier la mare au diable, livre commencé dans mon enfance, ré ouvert puis refermé pour le challenge, pourquoi n’ai-je jamais accroché à celui là ? J’en ai lu une vingtaine, et depuis, souvent j’écoute les livres audio en repassant :( et comble de boheur cette année sur le chemin j’avais repris le Meunier d’Angibault, une véritable détente sur Mp3 quand on ne peut trainer un livre épais dans son sac à dos. J’ai pensé durant des kilomètres autour de Gargilesse à George avec cette abondance de papillons (le seul coin d’ailleurs où il y en ai encore autant sur le Camino).
Toujours cette image négative de la femme, et pourtant quel palmarès, quelle vie remplie.
Il nous reste à profiter de l’aubaine sur les réseaux pour faire valoir le patrimoine immatériel de cette sublime femme, Stéphane a lancé le sujet, la balle est dans notre camp:)

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29 mai 2012

Le marquis de Villemer

le marquis de Villemer

Suite à la lecture de la biographie de George Sand, par Evelyne Bloch-Dano, consacrée à sa vie avec Manceau, je suis en train de lire une suite de romans. Les trois oeuvres se situent en Auvergne. Voici donc le premier que j'ai trouvé à la Médiathèque de Troyes: le marquis de Villemer. (vous avez déjà eu dans les deux messages précédents quelques extraits).

Résumé de l'oeuvre : 238 pages pour cette édition avc une belle préface.

Caroline doit trouver un emploi rapidement, elle seule, peut venir en aide à sa soeur, veuve avec quatre enfants. Une amie du couvent lui trouve celui de dame de compagnie dans une vieille famille aristocratique. La marquise est séduite par le courage et la ténacité de la jeune femme et l'engage, elle devient bien plus, une confidente, une lectrice pour celle qui n'a d'autre activité que de tenir salon à Paris en Hiver. Pour venir en aide à sa mère, le marquis, fils cadet érudit éponge les dettes du Duc, l'ainé volage. Les beaux jours arrivent et comme chaque année la famille part pour la campagne, au pays du Velay. Le spleen gagne déraisonnablement le jeune homme, il se confit à son frère, et leur annonce qu'il ne les rejoindra qu'après un séjour de travail. Caroline arrivera t-elle à percer le mystérieux spleen du marquis ou à se libérer du joug de l'entreprenant Duc? A moins qu'elle ne soit déstabilisée par les préjugés ... 

Commentaires : La société aurait-elle bien changée ? Religion, mariage, égalité homme femme, bonheur, les secrets de famille, les salons people ...

Etre née d'une famille aristocrate pure ou être de famille aristocrate anoblie est encore bien différent au début du XIX ème. Ici tout coule de source, c'est la deuxième vie de George Sand, d'après 1848. Je suis toujours comblée par les descriptions des lieux (ici l'Auvergne) et le travail de recherches, jamais trop longues et où chaque mot compte (pour écrire ces 3 romans, G. Sand passe un mois dans cette région avec Manceau son secrétaire intime). Toujours de très belles descriptions de personnages (moins imbuvables que les Caractères de La Bruyère du Lagarde et Michard). Et toujours la dualité des mondes. On retrouve encore dans ce roman les thèmes chers à l'auteur : les difficultés devant les éléments, devant la maladie, devant l'innocence, devant les choix de vie, devant la religion ou le mariage. Toujours un travail des sentiments, sans vulgarité. Toujours le besoin d'aider, sans en jouir.

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10 mars 2012

Le Journal d’un homme de trop

Le Journal d’un homme de trop d’Ivan Tourgueniev est une nouvelle de ces débuts littéraires (1850).
Le médecin vient d’annoncer à un jeune homme qu’il va mourir, il ne peut profiter de ses derniers jours, il décide d’écrire son journal. Il va donc mourir au printemps, les quelques jours s’égrainent au rythme du dégel russe, dans un village terne, sans joie ... Œuvre très courte, comme la vie de cet homme. Un homme qui n’a pas su séduire. Il nous montre qu’il a aimé cependant une jolie jeune fille mais celle-ci n’en regardait qu’un autre. Belles promenades, joli bal et un duel.

C’était mon premier Tourgueniev, mais aussi ma première littérature russe. J’ai lu d’après la traduction de Louis VIARDOT, mari de Pauline VIARDOT, grande cantatrice, dont Tourgueniev était fou. C’est grâce au challenge George SAND que je l’ai découvert. Je l’ai beaucoup réécouté en version audio en repassant ou en brodant.

Que faire devant la mort, comment passer ses dernières heures, peut on ne penser qu’à des choses gaies, qu’à ses échecs, qu’à la solitude qui s’installe.

ivan

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08 juillet 2011

Indiana

Encore 1 de plus. J'ai retrouvé du temps et surtout mon quasi enthousiasme à lire. Livre lu en une semaine sans être en vacances, je dirai pas mal du tout. Car la fatigue se ressent encore.

Indiana

Mon passage préféré.

Premier roman qui rendit célèbre George Sand. Ecrit en 1831, sans speudo. C'est un petit chef d'oeuvre du Romantisme. Il est vrai que l'intrigue nous pousse à toujours aller au chapitre suivant. Roman de jeunesse, écrit en 4 parties, où 5 personnages alternent drame et passion. On y retrouve déjà les belles études de caractères, de paysage, de politique, que l'on rencontrera dans toute l'oeuvre de l'auteur. On pourrait la comparer à celle du cycle des "Rougon Macquart" de Zola.  

Indiana contraint d'épouser un mari beaucoup plus agé qu'elle, se laisse à dépérir. Raymon, un jeune intrignant est blessé en franchissant le mur de la propriété. Mais pour qui venait-il des deux créoles, Indiana ou Moun (soeur de lait)? En prodignant les soins, la douceur de la maitresse de maison, attire l'intrus. Epris bientot des deux femmes et ne pouvant choisir, Moun découvre les véritables sentiments de ce dernier, et se noie. Mais la jalousie de Colonnel et les gouvernements incertains obligent les quatre derniers personnages tantot à s'associer, tantot à s'isoler. Que va devenir Indiana, femme fragile, entre les mains de ces trois hommes de domination distincte. George SAND aborde aussi les problèmes de l'esclavage, la soumission et l'intégration.

Pour ma part, come l'a fait remarquer son ami Ste Beuve plus tard, je n'ai pas aimer le dernier chapitre et surtout la conclusion peut justifiée à mon gout.

Alors, cette belle première grande oeuvre de George Sand mériterait que les Collégiens l'étudient en Français, et surtout qu'ils imaginent la suite du chapitre 28.

Dans le dernier commentaire sur le challenge, j'avais donné dans l'ordre mes préférences. Je modifie mon trio de tête: 1- Le Compagnon du tour de France. 2- Valentine. 3- Indiana.

J'ai déjà recommencé une autre oeuvre (Journal) beaucoup plus tardive, trouvée à la Médiathèque du Grand Troyes, dont aucune blogueuse, je crois n'a encore parlée.

Voir aussi les articles de Canthilde, de Claudia Lucia, de Cécile, de Robert, et étude de Dominique Laporte que je vais m'empresser de lire.

Posté par toittoimontroyes à 21:16 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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