J'adore les nénuphars, surtout ceux de Monet, ils me rappellent une grande expo parisienne de ma jeunesse où j'étais allée en scolaire. Ceux là sont du hameau de la Reine (Versailles encore). En agrandissant l'image, j'espère que vous pourrez aussi découvrir la multitude de carpes vers la berge, pire qu'à Chantilly, et de jolis morceaux. un peu plus loin, les nymphéas étaient jaunes, j'aime moins, aurais-je un faible pour les fleurs blanches !!!

nempheas

nempheas_carpes

Je poursuis dans mon challenge Georges Sand. J'ai terminé ce petit livre qu'est Marianne. J'y ai adoré les longs paragraphes décrivant la nature, comme ci-après. Mais aussi l'image de la femme et de l'homme se cherchant, l'élément perturbateur arriviste, la notion de mariage au siècle dernier.
Un bon petit livre pour aimer Georges Sand, revenir à la protection de la nature par exemple.
Plus vite lu pour les scolaires, et donc plus apprécier je pense que des centaines de pages.
Une belle manière aussi de découvrir les sentiments amoureux pour les petits ados.

Je vais l'offrir à mon petit neveu.


Ce vieux marécage serait un paradis pour moi! sais tu qu'un botaniste y ferait un herbier presque complet de la flore du pays ? J'y ai éprouvé plus d'une surprise, car j'y ai trouvé les espèces les plus rares et qu'il m'a fallu parfois aller chercher bien loin; tiens, par exemple, cette élodée des marais, qui est là sous nos pieds.
_ Ah! celle-là vient des pierres de Crevant, elle a bien voulu pousser ici.
_ Tu as donc été quelques fois à crevant?
_ Souvent c'est un jardin naturel très riche; c'est de là que j'ai rapporté cette jolie jacynthe blanche.
_ Ce n'est pas une jacynthe, c'est une ményanthe, beaucoup plus beau et plus rare.
_ Je ne sais pas le nom des plantes, mon parrain, mais je connais leur figure et leur odeur. Toutes les fois que je me promène, je recueille des graines, des oignons ou des jeunes plantes, et je les apporte ici, où presque tout réussit.
_ Alors, je comprends, ce que je vois. Ce petit eden est ton ouvrage.
_ En partie; mais je ne me vante pas d"acclimater volontairement toutes ces herbes folles, on me tiendrait pour folle.

Marianne, chapitre 20, Georges Sand